Calcul du cash flow : exploitation, free cash flow et trésorerie

Finances

Choisissez la méthode et saisissez les chiffres de votre entreprise. Le calculateur donne le flux de trésorerie d’exploitation, par la méthode indirecte à partir du résultat net ou par la méthode directe, puis le free cash flow et la variation de trésorerie.

Méthode

Une perte se saisit en négatif.

Charge non décaissée : elle est ajoutée au résultat.

Une baisse se saisit en négatif.

Elle immobilise de la trésorerie et réduit le cash flow ; une baisse se saisit en négatif.

Elle augmente le cash flow ; une baisse se saisit en négatif.

Décimales avec une virgule, par ex. 12,5. Le résultat s’affiche pendant la saisie.Décimales avec une virgule, par ex. 12,5

Vos données restent sur votre appareil. Le calcul se fait directement dans le navigateur.

Résultat : Cash flow d’exploitation

250 000,00 €

Le cash flow d’exploitation est de 250 000,00 €. Il se compose de 260 000,00 € avant variation du besoin en fonds de roulement et de -10 000,00 € liés aux stocks, aux créances et aux dettes fournisseurs.

  • Capacité d’autofinancement approchée (avant variation du BFR): 260 000,00 €
  • Effet des stocks, des créances et des dettes fournisseurs: -10 000,00 €

Détail du calcul

210 000 + 40 000 + 10 000 − 25 000 + 15 000 = 250 000

  1. Résultat net plus dotations aux amortissements plus variation des provisions : 210 000 + 40 000 + 10 000 = 260 000,00 €.
  2. Effet des stocks, des créances et des dettes fournisseurs : − 25 000 + 15 000 = -10 000,00 €.
  3. Cash flow d’exploitation : 260 000 + (-10 000) = 250 000,00 €.

Formule

CAF approchée = résultat net + dotations aux amortissements + variation des provisions
Flux d’exploitation (indirecte) = CAF approchée − augmentation des stocks et des créances + augmentation des dettes fournisseurs
Résultat net
résultat de l’exercice du compte de résultat, après impôts
Flux de financement
solde des apports en capital, des emprunts, des remboursements et des dividendes versés ; les intérêts payés n’y figurent que s’ils ne sont pas déjà dans le flux d’exploitation

Comment fonctionne le calcul

Le cash flow, ou flux de trésorerie, retrace les mouvements de liquidités entrants et sortants d’une entreprise sur une période, le plus souvent un exercice. Contrairement au résultat, il ne retient que les encaissements et les décaissements réels : une dotation aux amortissements ou aux provisions diminue le résultat sans faire sortir d’argent. On distingue trois flux, comme dans la norme IAS 7 : ceux de l’exploitation (ou flux opérationnels), ceux des investissements et ceux du financement. Leur somme donne la variation de trésorerie de la période.

Par la méthode indirecte, on part du résultat net et on le corrige : on ajoute les dotations aux amortissements (nettes des reprises) et la variation des provisions, ce qui donne une capacité d’autofinancement approchée, puis on retranche l’augmentation des stocks et des créances clients et on ajoute l’augmentation des dettes fournisseurs. Cette dernière partie est l’effet de la variation du besoin en fonds de roulement (calcul du BFR) : flux d’exploitation = CAF − variation du BFR. Le calculateur retient les postes usuels ; la CAF comptable retraite aussi les cessions d’actifs, et une présentation complète comporte d’autres lignes.

Par la méthode directe, on oppose les encaissements et les décaissements de l’exploitation : encaissements reçus des clients, moins décaissements aux fournisseurs et au personnel, plus ou moins les autres flux, moins l’impôt sur les résultats payé. Les deux méthodes donnent le même flux d’exploitation si l’on délimite les postes de la même façon. Dans l’exemple du calculateur (ventes de 1 000 000 €, achats et charges de personnel de 700 000 €, amortissements de 40 000 €, provisions de 10 000 €, impôt de 40 000 €, créances en hausse de 25 000 € et dettes fournisseurs en hausse de 15 000 €), on obtient 250 000 € par l’une comme par l’autre.

Le free cash flow, ou flux de trésorerie disponible, est le cash flow qui reste après les investissements et avant les dividendes. Le calculateur prend le flux d’exploitation, retranche les décaissements pour investissements et ajoute les encaissements de cessions d’immobilisations. Avec le flux de financement, on obtient la variation de trésorerie, puis, ajoutée à la trésorerie d’ouverture, la trésorerie de clôture. Les définitions du free cash flow varient d’un analyste à l’autre (traitement des intérêts, des impôts, des cessions) : comparez toujours des chiffres établis de la même façon.

À propos de la formule

Le signe suit l’effet sur la caisse : davantage de stocks et de créances clients immobilisent de l’argent et réduisent le cash flow, davantage de dettes fournisseurs ménagent la caisse et l’augmentent. D’où un signe moins devant les stocks et les créances, un signe plus devant les dettes fournisseurs.

Selon la norme IAS 7 (paragraphes 31 à 34), les intérêts et les dividendes versés ou reçus sont présentés séparément et classés de la même façon d’une période à l’autre : les intérêts versés en exploitation ou en financement, les intérêts et dividendes reçus en exploitation ou en investissement, les dividendes versés en financement ou en exploitation. Ici, les dividendes versés sont comptés dans le flux de financement, d’où un free cash flow avant dividendes. Le résultat net de la méthode indirecte tient déjà compte des charges d’intérêts : un intérêt payé ne doit donc figurer que dans un seul flux, celui d’exploitation ou, si vous l’y classez, celui de financement, auquel cas le flux d’exploitation saisi doit être calculé avant ces intérêts.

Le calculateur ne vérifie pas la vraisemblance des chiffres et ne remplace pas un tableau des flux de trésorerie établi selon la norme IAS 7 ou selon les règles comptables de votre entité. Il aide à comprendre les calculs et les ordres de grandeur : ce qui sépare le résultat du cash flow, et comment les trois flux s’additionnent pour donner la variation de trésorerie.

Exemple de calcul

Quel cash flow d’exploitation pour 210 000,00 € de résultat net ?

  1. Résultat net plus dotations aux amortissements plus variation des provisions : 210 000 + 40 000 + 10 000 = 260 000,00 €.
  2. Davantage de créances immobilisent de l’argent, davantage de dettes fournisseurs ménagent la caisse : − 25 000 + 15 000 = -10 000,00 €.
  3. Cash flow d’exploitation : 260 000 + (-10 000) = 250 000,00 €. Il dépasse le résultat, car les amortissements et les provisions ont réduit le résultat sans coûter d’argent.

Le cash flow d’exploitation est de 250 000,00 €. Il se compose de 260 000,00 € avant variation du besoin en fonds de roulement et de -10 000,00 € liés aux stocks, aux créances et aux dettes fournisseurs.

Reprendre l’exemple dans le calculateur

Questions fréquentes

Quelle est la formule du cash flow ?

Il y a deux voies, qui donnent le même résultat à définitions identiques. Par la méthode directe : encaissements des clients − décaissements aux fournisseurs et au personnel ± autres flux − impôts payés. Par la méthode indirecte : résultat net + dotations aux amortissements et provisions − augmentation des stocks et des créances + augmentation des dettes fournisseurs. Avec l’exemple : 210 000 + 40 000 + 10 000 − 25 000 + 15 000 = 250 000 €.

Quels sont les 3 types de cash flow ?

Les flux de trésorerie se classent en trois catégories, selon la norme IAS 7 : les flux d’exploitation (ou opérationnels), les flux d’investissement et les flux de financement. Leur somme donne la variation de trésorerie de la période, qui, ajoutée à la trésorerie d’ouverture, donne la trésorerie de clôture. Le mode « Free cash flow » du calculateur montre ce schéma.

Comment faire un cashflow ?

Fixez la période, relevez les encaissements et les décaissements d’exploitation (ou partez du résultat net et corrigez-le), ajoutez les flux d’investissement et de financement, puis additionnez : vous obtenez la variation de trésorerie, à rapprocher de la trésorerie d’ouverture. Le calculateur fait ces étapes dans ses trois modes. Un tableau complet relève de la comptabilité.

Qu’est-ce que le cash-flow ?

Le cash-flow, ou flux de trésorerie, désigne les mouvements de liquidités entrants et sortants d’une entreprise au cours d’une période. Contrairement au résultat, il ne retient que les encaissements et les décaissements réels : une dotation aux amortissements baisse le résultat sans sortie d’argent, une facture non encore payée l’augmente sans entrée d’argent.

Comment fonctionne le cash-flow ?

Il suit l’argent réellement entré et sorti : l’exploitation génère des encaissements et des décaissements, les investissements en consomment, le financement en apporte ou en retire (emprunts, remboursements, capital, dividendes). La somme des trois flux est la variation de trésorerie : positive, la trésorerie augmente ; négative, elle baisse. Un nouvel emprunt figure donc dans le flux de financement, tandis que puiser dans la trésorerie disponible se traduit par une variation de trésorerie négative.

À quoi sert le cash-flow dans l’analyse financière ?

Il mesure la capacité d’une entreprise à dégager de la trésorerie pour payer ses fournisseurs et ses salariés, investir, rembourser ses dettes et verser des dividendes. On compare le cash flow d’exploitation au résultat net, et le free cash flow aux remboursements et aux dividendes. Un cash flow d’exploitation durablement négatif peut conduire à la cessation de paiements.

Quelle est la formule de calcul du cash flow actualisé ?

Le cash-flow actualisé (méthode DCF) ramène chaque flux futur à sa valeur d’aujourd’hui : on le divise par (1 + t) puissance n, avec t le taux d’actualisation et n le nombre d’années. 100 000 € reçus dans 3 ans, à 8 %, valent 100 000 / 1,08³ = 79 383 € aujourd’hui. C’est une méthode d’évaluation, que ce calculateur ne réalise pas : il décrit les flux d’une période.

Comment calculer le cashflow de votre projet immobilier ?

Pour un bien locatif, le cash-flow se calcule, selon les présentations, comme les loyers encaissés moins les charges et les mensualités du crédit, avec ou sans les impôts. Ce calculateur porte sur le cash flow d’une entreprise et ne traite pas ce cas ; pour la rentabilité d’un bien, voyez le calcul de rentabilité locative.

Le cash flow est-il la même chose que le bénéfice ?

Non. Le résultat contient des charges non décaissées, comme les amortissements et les provisions, et des ventes pas encore encaissées ; le cash flow ne compte que les mouvements de trésorerie. Dans l’exemple du calculateur, le résultat net est de 210 000 € et le cash flow d’exploitation de 250 000 €.

Comment calculer le free cash flow ?

Le free cash flow, ou flux de trésorerie disponible, est le cash flow d’exploitation après les investissements et avant les dividendes. Le calculateur retient : flux d’exploitation − décaissements pour investissements + encaissements de cessions, soit 250 000 − 120 000 + 10 000 = 140 000 €. Les définitions diffèrent d’un analyste à l’autre, par exemple sur les intérêts ou les impôts.

Quelle différence entre la méthode directe et la méthode indirecte ?

La méthode directe oppose les encaissements et les décaissements de l’exploitation. La méthode indirecte part du résultat net et le corrige des éléments non décaissés et de la variation du besoin en fonds de roulement. Les deux donnent le même flux d’exploitation à définitions identiques ; vu de l’extérieur, on n’applique le plus souvent que l’indirecte, faute de connaître les paiements.

Que signifie un cash flow négatif, et peut-il être avantageux ?

Un cash flow d’exploitation ou un free cash flow négatif signifie que plus d’argent est sorti qu’entré avant tout financement : la trésorerie baisse tant qu’un emprunt ou un apport en capital ne comble pas l’écart. Un free cash flow négatif n’est pas forcément mauvais : une entreprise qui investit beaucoup peut avoir un cash flow d’exploitation positif et un free cash flow négatif. Un cash flow d’exploitation négatif durable, lui, menace la solvabilité.

Quel est le lien entre la CAF et le cash flow ?

La capacité d’autofinancement (CAF) est le flux que l’activité dégage avant la variation du BFR : on la calcule à partir du résultat net en ajoutant les charges non décaissées. Le calculateur en affiche une version approchée (résultat net + dotations + provisions) ; le flux d’exploitation s’en déduit en retranchant la variation du BFR.

Dernière mise à jour : Responsable éditorial: Jared Alan
Vérifié avec 14 cas de test · Notre méthode de vérification