Simulateur d’indemnité de rupture conventionnelle (minimum légal)

Finances

Saisissez votre salaire brut et votre ancienneté en années et en mois : le simulateur donne l’indemnité minimale de rupture conventionnelle d’un CDI, en brut. Une convention collective ou un accord peut prévoir davantage.

Salaires bruts des 12 derniers mois, primes comprises, divisés par 12. Avec un salaire stable, saisissez simplement votre salaire brut mensuel.

Salaire de référence

La règle retient la formule la plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois.

Ancienneté à la date de fin de contrat prévue dans la convention de rupture.

De 0 à 11 mois ; les jours en plus ne comptent pas.

Décimales avec une virgule, par ex. 12,5. Le résultat s’affiche pendant la saisie.Décimales avec une virgule, par ex. 12,5

Vos données restent sur votre appareil. Le calcul se fait directement dans le navigateur.

Résultat : Indemnité minimale de rupture conventionnelle (brute)

3 125,00 €

Avec un salaire de référence de 2 500,00 € et 5 ans d’ancienneté, l’indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à 3 125,00 € brut, soit 1,25 mois de salaire de référence.

  • Salaire de référence retenu: 2 500,00 €
  • Ancienneté retenue: 5 ans
  • Équivalent en mois de salaire de référence: 1,25
  • Dont jusqu’à 10 ans (1/4 de mois par année): 3 125,00 €
  • Dont au-delà de 10 ans (1/3 de mois par année): 0,00 €

Détail du calcul

2 500,00 € × (60 / 48 + 0 / 36) = 3 125,00 €

  1. Salaire de référence retenu : 2 500,00 €.
  2. Ancienneté retenue : 60 mois complets.
  3. Jusqu’à 10 ans : 60 mois à 1/4 de mois de salaire par année, soit 1/48 par mois, ce qui donne 3 125,00 €.
  4. Au-delà de 10 ans : 0 mois à 1/3 de mois de salaire par année, soit 1/36 par mois, ce qui donne 0,00 €.
  5. Indemnité minimale : 3 125,00 € + 0,00 € = 3 125,00 €.

Formule

Indemnité minimale = salaire de référence × (1/4 × années jusqu’à 10 ans + 1/3 × années au-delà de 10 ans)
Années = mois complets d’ancienneté / 12
Salaire de référence = le plus élevé de : moyenne des 12 derniers mois, ou moyenne des 3 derniers mois + prime annuelle / 12
Salaire de référence
salaire brut mensuel retenu, selon la formule la plus favorable entre la moyenne sur 12 mois et la moyenne sur 3 mois
Années jusqu’à 10 ans
ancienneté exprimée en années, plafonnée à 10, les mois complets étant comptés au prorata
Années au-delà de 10 ans
part de l’ancienneté qui dépasse 10 ans, comptée de la même façon
Prime annuelle / 12
le douzième d’une prime annuelle, ajouté à chacun des 3 derniers mois

Comment fonctionne le calcul

Quand l’employeur et un salarié en CDI conviennent d’une rupture conventionnelle, le salarié perçoit une indemnité spécifique. Elle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, et aucune ancienneté minimale n’est exigée, précise Service-Public. Le simulateur applique donc la formule de l’indemnité légale : un quart de mois de salaire de référence pour chaque année d’ancienneté, dans la limite de 10 ans, puis un tiers de mois pour chaque année au-delà. Une année incomplète compte au prorata des mois complets.

Le salaire de référence est le plus favorable au salarié des deux montants suivants : la moyenne mensuelle des 12 derniers mois, ou celle des 3 derniers mois. Dans ce second cas, une prime annuelle est prise en compte pour un douzième de son montant dans chacun des 3 mois. Après un arrêt maladie ou un temps partiel thérapeutique, on retient les mois qui précèdent l’arrêt. Le mode « Sur 12 ou 3 mois » du simulateur fait la comparaison à votre place.

L’ancienneté se compte jusqu’à la rupture effective du contrat, c’est-à-dire jusqu’à la date de fin de contrat inscrite dans la convention de rupture : une rupture conventionnelle ne comporte pas de préavis. Pour la connaître en années et en mois, servez-vous du calcul de durée entre deux dates. Le simulateur suppose un temps de travail identique pendant toute cette ancienneté.

Le résultat est un minimum brut. Il ne tient compte ni d’une convention collective, d’un contrat ou d’un usage plus favorable, qui donnent alors le montant le plus élevé, ni de l’impôt, des cotisations, de la CSG et de la CRDS, ni de l’allocation chômage. Le montant définitif se négocie entre l’employeur et le salarié et figure dans la convention de rupture. La formule du minimum est celle du calcul de l’indemnité de licenciement, qui ajoute la condition de 8 mois d’ancienneté et les différents motifs. Pour une situation précise, demandez conseil à un professionnel du droit du travail.

À propos de la formule

Le simulateur raisonne en mois pour éviter tout arrondi : un quart de mois de salaire par année revient à 1/48 de salaire par mois d’ancienneté jusqu’à 120 mois, puis un tiers par année à 1/36 de salaire par mois au-delà. Seul l’affichage est arrondi au centime.

Cette formule est celle de l’indemnité légale de licenciement, que Service-Public décrit d’après les articles R. 1234-1 à R. 1234-5 du Code du travail. Elle suppose le même temps de travail sur toute l’ancienneté : après un passage du temps plein au temps partiel, ou l’inverse, l’indemnité se calcule au prorata de la durée de chaque période (article L. 3123-5 du Code du travail), ce que cette page ne fait pas.

Exemple de calcul

Quelle indemnité minimale pour 12 ans et 9 mois d’ancienneté et un salaire de référence de 1 500,00 € ?

  1. Ce sont les chiffres de l’exemple publié par Service-Public pour l’indemnité légale de licenciement, dont le minimum de la rupture conventionnelle reprend la formule.
  2. Jusqu’à 10 ans : 1 500,00 € × 1/4 × 10 années = 3 750,00 €.
  3. Au-delà de 10 ans : 2 ans et 9 mois font 2,75 années, soit 1 500,00 € × 1/3 × 2,75 = 1 375,00 €.
  4. Indemnité minimale : 3 750,00 € + 1 375,00 € = 5 125,00 €, soit 3,42 mois de salaire de référence.

Avec un salaire de référence de 1 500,00 € et 12 ans et 9 mois d’ancienneté, l’indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à 5 125,00 € brut, soit 3,42 mois de salaire de référence.

Reprendre l’exemple dans le calculateur

Questions fréquentes

Comment calculer le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle ?

Le minimum se calcule comme l’indemnité légale de licenciement : un quart de mois de salaire de référence pour chaque année d’ancienneté, dans la limite de 10 ans, puis un tiers de mois pour chaque année au-delà. Avec 1 500 € de salaire de référence et 12 ans et 9 mois d’ancienneté : 1 500 × 1/4 × 10 + 1 500 × 1/3 × 2,75 = 3 750 + 1 375 = 5 125 €. Saisissez votre salaire et votre ancienneté pour obtenir votre minimum.

L’indemnité de rupture conventionnelle a-t-elle un minimum ?

Oui. Selon Service-Public, elle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, ou à l’indemnité conventionnelle si celle-ci est plus favorable. Si la convention de rupture prévoit moins, l’administration peut refuser de l’homologuer. Le simulateur calcule ce plancher légal, pas le montant que vous obtiendrez en négociant.

Quelles sont les indemnités versées lors d’une rupture conventionnelle ?

Le salarié perçoit l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle, que calcule cette page, et tous les éléments de rémunération dus à la date de rupture : salaire, primes, ainsi qu’une indemnité compensatrice de congés payés si des congés acquis n’ont pas été pris. Ces sommes s’ajoutent à l’indemnité spécifique et ne sont pas calculées ici.

Quelle est la prime en cas de rupture conventionnelle ?

Ce que l’on appelle souvent la prime de rupture conventionnelle est l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle. Son montant dépend du salaire et de l’ancienneté, ne peut pas être inférieur au minimum légal et se négocie avec l’employeur, avant d’être fixé dans la convention de rupture.

Faut-il une ancienneté minimale pour toucher l’indemnité ?

Non. Service-Public indique que le salarié peut percevoir l’indemnité quelle que soit son ancienneté. L’indemnité de licenciement exige au contraire 8 mois d’ancienneté. Pour une rupture conventionnelle, le minimum se calcule dès le premier mois complet : avec 3 000 € de salaire de référence et 5 mois, 3 000 × 1/4 × 5/12 = 312,50 €.

Comment est calculé le salaire de référence ?

On retient la formule la plus favorable au salarié entre la moyenne mensuelle des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois. Pour les 3 mois, une prime annuelle compte pour 1/12 de son montant dans chaque mois. Après un arrêt maladie ou un temps partiel thérapeutique, on prend les mois qui précèdent l’arrêt. Avec moins de 12 mois d’ancienneté, on compare la moyenne de tous les mois travaillés à celle des 3 derniers mois.

Comment compter une année incomplète ?

Une année incomplète se compte proportionnellement au nombre de mois complets, sans tenir compte des jours en plus. 3 ans et 6 mois valent 3,5 années : avec 1 500 € de salaire de référence, 1 500 × 1/4 × 3,5 = 1 312,50 €. Saisissez les années, puis les mois, dans les deux champs prévus.

Peut-on obtenir plus que le minimum légal ?

Oui. Le montant se négocie entre l’employeur et le salarié et se fixe dans la convention de rupture ; Service-Public précise qu’il est possible de négocier un montant supérieur au minimum. Une convention collective, le contrat de travail ou un usage peut aussi prévoir une formule plus favorable : le salarié perçoit alors l’indemnité la plus élevée.

Le montant calculé est-il net ou brut, et est-il imposable ?

Il est brut. Le simulateur ne calcule ni l’impôt sur le revenu, ni les cotisations, la CSG et la CRDS, qui dépendent notamment de la possibilité de toucher une retraite d’un régime obligatoire et de plafonds. Service-Public détaille ces règles dans sa fiche sur l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle.

Le simulateur calcule-t-il l’allocation chômage après une rupture conventionnelle ?

Non. Le salarié qui remplit les conditions peut bénéficier de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) dans des conditions particulières, qui relèvent de France Travail. Ce simulateur se limite à l’indemnité de rupture : il ne donne ni le montant de l’ARE ni sa durée.

Comment connaître mon ancienneté en années et en mois ?

Comptez de votre date d’embauche jusqu’à la date de fin de contrat inscrite dans la convention de rupture. Le calcul de durée entre deux dates donne le résultat en années, mois et jours ; reprenez les années et les mois complets, sans les jours.

Dernière mise à jour : Responsable éditorial: Jared Alan
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