Calcul de l’indemnité de licenciement (minimum légal)

Finances

Choisissez le motif, puis saisissez votre salaire brut et votre ancienneté : le calculateur donne l’indemnité légale de licenciement minimale d’un CDI, avec la condition de 8 mois, le doublement pour inaptitude professionnelle et le cas de la faute grave.

Pour une inaptitude, indiquez si elle fait suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, ou non.

Moyenne mensuelle des salaires bruts des 12 derniers mois, primes comprises ; avec moins de 12 mois d’ancienneté, moyenne de tous les mois travaillés (article R. 1234-4 du Code du travail). Après un arrêt maladie ou un temps partiel thérapeutique, prenez les mois qui précèdent l’arrêt. Pour une inaptitude professionnelle, saisissez ici le salaire moyen des 3 derniers mois que vous auriez perçu à votre poste (article L. 1226-16). Avec un salaire stable, saisissez simplement votre salaire brut mensuel.

Salaire de référence

Pour un motif personnel ou économique ou une inaptitude non professionnelle, la règle retient la formule la plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois. Pour une inaptitude professionnelle, cette comparaison ne s’applique pas : choisissez « Sur 12 mois » et saisissez le salaire de l’article L. 1226-16.

Ancienneté à la date d’envoi de la lettre de licenciement, sans le préavis.

De 0 à 11 mois ; les jours en plus ne comptent pas.

Pour un motif personnel ou économique, l’ancienneté se compte jusqu’à la fin du préavis ; pour une inaptitude non professionnelle, le préavis non effectué compte aussi. Laissez 0 si vous ne le connaissez pas.

Décimales avec une virgule, par ex. 12,5. Le résultat s’affiche pendant la saisie.Décimales avec une virgule, par ex. 12,5

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Résultat : Indemnité de licenciement minimale (brute)

4 375,00 €

Avec un salaire de référence de 2 500,00 € et 7 ans d’ancienneté retenue, le minimum légal de l’indemnité de licenciement est de 4 375,00 € brut, soit 1,75 mois de salaire de référence.

  • Situation: Minimum légal calculé
  • Salaire de référence retenu: 2 500,00 €
  • Ancienneté retenue pour le montant: 7 ans
  • Équivalent en mois de salaire de référence: 1,75

Détail du calcul

2 500,00 € × (84 / 48 + 0 / 36) = 4 375,00 €

  1. Salaire de référence retenu : 2 500,00 €.
  2. Ancienneté retenue pour le montant, préavis compris : 84 mois complets.
  3. Condition d’ancienneté : il faut au moins 8 mois à la date d’envoi de la lettre de licenciement ; ici, l’ancienneté à cette date est de 84 mois, préavis non compris.
  4. Jusqu’à 10 ans : 84 mois à 1/4 de mois de salaire par année, soit 1/48 par mois, ce qui donne 4 375,00 €.
  5. Au-delà de 10 ans : 0 mois à 1/3 de mois de salaire par année, soit 1/36 par mois, ce qui donne 0,00 €.
  6. Indemnité légale : 4 375,00 € + 0,00 € = 4 375,00 €. Montant retenu selon la condition d’ancienneté : 4 375,00 €.

Formule

Indemnité légale = salaire de référence × (1/4 × années jusqu’à 10 ans + 1/3 × années au-delà de 10 ans)
Ancienneté retenue = ancienneté à la date d’envoi de la lettre + préavis, en mois complets
Salaire de référence = le plus élevé de : moyenne des 12 derniers mois (ou de tous les mois travaillés s’il y en a moins de 12), ou moyenne des 3 derniers mois + prime annuelle / 12 ; inaptitude professionnelle : salaire moyen des 3 derniers mois qui aurait été perçu au poste (article L. 1226-16)
Salaire de référence
salaire brut mensuel retenu, selon la formule la plus favorable entre la moyenne sur 12 mois et la moyenne sur 3 mois, calculées avant un éventuel arrêt maladie ; pour une inaptitude professionnelle, le salaire moyen de l’article L. 1226-16
Années jusqu’à 10 ans
ancienneté retenue exprimée en années, plafonnée à 10, les mois complets étant comptés au prorata
Années au-delà de 10 ans
part de l’ancienneté retenue qui dépasse 10 ans, comptée de la même façon
préavis
durée du préavis en mois, ajoutée à l’ancienneté pour le montant, mais pas pour la condition de 8 mois ni pour une inaptitude professionnelle

Comment fonctionne le calcul

L’indemnité légale de licenciement compense la perte d’un emploi en CDI. Service-Public la présente pour un licenciement pour motif personnel ou économique et pour une inaptitude. Le calcul retient un quart de mois de salaire de référence pour chaque année d’ancienneté, dans la limite de 10 ans, puis un tiers de mois pour chaque année supplémentaire. Une année incomplète compte au prorata des mois complets.

Pour bénéficier de l’indemnité légale, le salarié doit justifier d’au moins 8 mois d’ancienneté ininterrompus chez le même employeur, appréciés à la date d’envoi de la lettre de licenciement ; une convention collective, le contrat de travail ou un usage peut prévoir un seuil plus bas. Pour un motif personnel ou économique, le montant se calcule jusqu’à la fin du préavis : le calculateur ajoute donc le préavis à l’ancienneté. En cas de faute grave ou lourde, l’indemnité légale n’est pas versée.

Pour une inaptitude constatée par le médecin du travail, tout dépend de l’origine. À la suite d’une maladie ou d’un accident non professionnels, l’indemnité est au moins égale à l’indemnité légale, avec la condition de 8 mois. À la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, l’indemnité spéciale est au moins égale au double de l’indemnité légale et se verse sans condition d’ancienneté. Autre différence : le préavis non effectué compte dans l’ancienneté d’une inaptitude non professionnelle, mais pas dans celle de l’indemnité spéciale, qui s’arrête à la date du licenciement, car l’indemnité compensatrice de l’article L. 1226-14 du Code du travail n’est pas une indemnité de préavis et ne repousse pas la fin du contrat (Cour de cassation, chambre sociale, 22 octobre 2025, n° 24-17.826).

Le salaire de référence est le plus favorable au salarié entre la moyenne mensuelle des 12 derniers mois (de tous les mois travaillés si l’ancienneté est inférieure à 12 mois) et celle des 3 derniers mois, une prime annuelle comptant pour un douzième dans chacun de ces 3 mois (article R. 1234-4 du Code du travail). Si le salarié a été en arrêt maladie ou en temps partiel thérapeutique au cours des derniers mois, ce sont les 12 ou les 3 mois qui précèdent l’arrêt ou le temps partiel thérapeutique, comme l’indique Service-Public. Pour l’indemnité spéciale d’une inaptitude professionnelle, la base est différente : le salaire moyen que le salarié aurait perçu au cours des 3 derniers mois s’il avait continué à travailler au poste qu’il occupait avant la suspension du contrat (article L. 1226-16 du Code du travail) ; saisissez-le comme moyenne mensuelle, avec le choix « Sur 12 mois ». Le résultat est un minimum brut : une convention collective, le contrat ou un usage plus favorable donne l’indemnité la plus élevée, sans cumul avec l’indemnité légale. Les périodes à temps partiel, l’impôt, les cotisations et l’allocation chômage ne sont pas traités. Pour votre situation, demandez conseil à un professionnel du droit du travail. Pour une séparation d’un commun accord, voyez le calcul de l’indemnité de rupture conventionnelle.

À propos de la formule

Le calculateur raisonne en mois pour éviter tout arrondi : un quart de mois de salaire par année revient à 1/48 de salaire par mois d’ancienneté jusqu’à 120 mois, puis un tiers par année à 1/36 de salaire par mois au-delà. Seul l’affichage est arrondi au centime.

La formule est celle de Service-Public, d’après les articles R. 1234-1 à R. 1234-5 du Code du travail. Elle suppose le même temps de travail sur toute l’ancienneté : après un passage du temps plein au temps partiel, ou l’inverse, l’indemnité se calcule au prorata de la durée de chaque période (article L. 3123-5 du Code du travail), ce que cette page ne fait pas.

Exemple de calcul

Quelle indemnité légale de licenciement pour 3 ans et 6 mois d’ancienneté et un salaire de référence de 1 500,00 € ?

  1. Ce sont les chiffres du premier exemple de Service-Public pour l’indemnité légale de licenciement minimale.
  2. L’ancienneté de 3 ans et 6 mois représente 42 mois complets : la condition de 8 mois est remplie et rien n’est dû au-delà de 10 ans.
  3. Calcul : 1 500,00 € × 1/4 × 3,5 années = 1 312,50 €, soit 0,88 mois de salaire de référence.

Avec un salaire de référence de 1 500,00 € et 3 ans et 6 mois d’ancienneté retenue, le minimum légal de l’indemnité de licenciement est de 1 312,50 € brut, soit 0,88 mois de salaire de référence.

Reprendre l’exemple dans le calculateur

Questions fréquentes

Comment est calculée l’indemnité de licenciement ?

Le minimum légal est un quart de mois de salaire de référence pour chaque année d’ancienneté, dans la limite de 10 ans, puis un tiers de mois pour chaque année au-delà. Avec 1 500 € de salaire de référence et 12 ans et 9 mois d’ancienneté, l’exemple de Service-Public aboutit à 5 125 € : 3 750 € pour les 10 premières années et 1 375 € pour les 2,75 années suivantes.

Comment calculer l’indemnité de licenciement d’un employé ?

Réunissez trois éléments : le salaire de référence, c’est-à-dire la formule la plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois (ou de tous les mois travaillés s’il y en a moins de 12) et celle des 3 derniers mois, avant un éventuel arrêt maladie (pour une inaptitude professionnelle, le salaire moyen de l’article L. 1226-16), l’ancienneté en années et en mois complets, et la durée du préavis, qui ne compte pas pour une inaptitude professionnelle. Saisissez-les avec le motif du licenciement : le calculateur applique la formule légale et détaille chaque étape.

Comment fonctionne le calcul ?

Le calculateur détermine le salaire de référence, ajoute le préavis à l’ancienneté (sauf pour une inaptitude professionnelle), applique un quart de mois par année jusqu’à 10 ans et un tiers au-delà, puis tient compte du motif : condition de 8 mois d’ancienneté, doublement pour une inaptitude professionnelle, aucune indemnité légale en cas de faute grave ou lourde. Le détail s’affiche sous le calculateur.

Quel est le tableau pour calculer la prime de licenciement ?

Pour un salaire de référence de 2 000 €, le minimum légal est de 500 € après 1 an, 1 000 € après 2 ans, 2 500 € après 5 ans, 5 000 € après 10 ans, 8 333,33 € après 15 ans, 11 666,67 € après 20 ans et 18 333,33 € après 30 ans. Chaque année vaut 500 € jusqu’à 10 ans, puis 666,67 €. Pour un autre salaire, appliquez la même proportion ou saisissez-le dans le calculateur.

Comment calculer 1/4 de salaire par année d’ancienneté ?

Multipliez le salaire de référence par 0,25, puis par le nombre d’années d’ancienneté, dans la limite de 10 ans : 2 000 € × 0,25 × 5 ans = 2 500 €. Pour les années au-delà de 10 ans, remplacez 0,25 par 1/3. Une année incomplète se compte au prorata des mois complets : 3 ans et 6 mois valent 3,5 années.

A-t-on droit à une indemnité en cas de faute grave ?

Selon Service-Public, l’indemnité de licenciement n’est pas versée en cas de faute grave ou lourde. Des dispositions conventionnelles, le contrat de travail ou un usage dans l’entreprise peuvent toutefois en prévoir le versement. Le calculateur affiche donc 0 € pour ce motif. En cas de désaccord sur le motif, rapprochez-vous de vos représentants du personnel ou d’un professionnel du droit du travail.

Comment est prise en compte l’ancienneté incomplète ?

L’indemnité est calculée proportionnellement au nombre de mois complets. 3 ans et 6 mois comptent pour 3,5 années : avec 1 500 € de salaire de référence, (1 500 × 1/4 × 3) + (1 500 × 1/4 × 6/12) = 1 312,50 €. Les jours qui ne forment pas un mois complet ne comptent pas. Pour un motif personnel ou économique, l’ancienneté se mesure jusqu’à la fin du préavis.

L’indemnité conventionnelle remplace-t-elle l’indemnité légale ?

Elle s’applique à la place de l’indemnité légale lorsqu’elle est plus favorable au salarié, et les deux ne se cumulent pas. Une convention collective, le contrat de travail ou un usage peut aussi prévoir un seuil d’ancienneté plus bas ou une indemnité malgré une faute grave. Le calculateur donne le minimum légal : comparez-le avec votre convention.

Un licenciement économique donne-t-il droit à une indemnité majorée ?

La formule légale décrite par Service-Public est la même pour un licenciement pour motif personnel ou économique : le calculateur ne majore pas le montant dans le second cas. Une indemnité plus élevée peut venir d’une convention collective, du contrat de travail ou d’un usage dans l’entreprise, qui l’emportent s’ils sont plus favorables.

Qu’est-ce que l’indemnité de licenciement ?

C’est une somme versée par l’employeur au salarié en CDI licencié, sous certaines conditions, pour compenser la perte de son emploi. Elle peut être légale (prévue par le Code du travail), conventionnelle (prévue par un accord collectif) ou contractuelle (prévue par le contrat de travail). Elle peut se cumuler avec l’indemnité compensatrice de préavis et de congés payés.

Quelle indemnité en cas d’inaptitude professionnelle ou non ?

Après un accident du travail ou une maladie professionnelle, l’indemnité spéciale est au moins égale au double de l’indemnité légale, sans condition d’ancienneté ; un refus abusif de reclassement ramène à l’indemnité légale. Après une maladie ou un accident non professionnels, le minimum est l’indemnité légale, avec 8 mois d’ancienneté.

Le préavis compte-t-il dans l’ancienneté en cas d’inaptitude ?

Cela dépend de l’origine. Après une inaptitude non professionnelle, Service-Public indique que la durée du préavis non effectué est prise en compte pour l’indemnité légale. Après une inaptitude professionnelle, non : l’indemnité compensatrice de l’article L. 1226-14 du Code du travail n’est pas une indemnité de préavis et ne repousse pas la fin du contrat, donc l’ancienneté s’arrête à la date du licenciement (Cour de cassation, chambre sociale, 22 octobre 2025, n° 24-17.826). Le champ « préavis » ne sert donc que pour les deux premiers motifs.

La condition de 8 mois s’apprécie-t-elle avant ou après le préavis ?

Avant : elle s’apprécie à la date d’envoi de la lettre de licenciement, alors que, pour un motif personnel ou économique, le montant se calcule jusqu’à la fin du préavis. Avec 7 mois à la date de la lettre et 2 mois de préavis, la condition légale n’est pas remplie, même si l’ancienneté atteint 9 mois à la fin du préavis. Une convention collective peut prévoir un seuil plus bas.

Le montant est-il brut ou net, et l’indemnité est-elle imposable ?

Le montant calculé est brut. Selon Service-Public, la part qui correspond à l’indemnité fixée par la loi ou la convention collective est exonérée en totalité d’impôt sur le revenu ; c’est le cas du minimum légal calculé ici. Elle est aussi exonérée de cotisations sociales dans la limite de 96 120 €, et de CSG et de CRDS à hauteur de l’indemnité légale ou conventionnelle. Seule la part qui dépasse l’indemnité légale ou conventionnelle n’est exonérée qu’en partie, dans des limites qui changent selon les années. Consultez la fiche de Service-Public sur l’indemnité de licenciement ou le service des impôts pour votre cas.

Dernière mise à jour : Responsable éditorial: Jared Alan
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