Calcul du discriminant d’une équation du second degré
MathématiquesSaisissez les coefficients a, b et c de l’équation ax² + bx + c = 0. Le calculateur donne le discriminant Δ = b² − 4ac, le discriminant réduit, le nombre de solutions réelles et ces solutions, avec le détail du calcul.
Détail du calcul
Δ = (-5)² − 4 × 1 × 6 = 1
- Coefficients : a = 1, b = -5, c = 6.
- Le carré de b est b² = (-5)² = 25 et quatre fois le produit ac est 4ac = 4 × 1 × 6 = 24.
- Discriminant : Δ = b² − 4ac = 25 − 24 = 1.
- Le signe du discriminant détermine le nombre de solutions réelles : deux solutions réelles distinctes.
- Si Δ est positif ou nul, les solutions réelles se calculent avec x = (−b ± √Δ) / (2a) et figurent dans le tableau ; si Δ est négatif, il n’y en a pas et le tableau reste vide.
Dès que toutes les valeurs sont valides, chaque étape du calcul s’affiche ici.
Formule
- a
- le coefficient de x², différent de zéro
- b
- le coefficient de x
- c
- le terme constant, sans x
- Δ
- le discriminant de l’équation
- Δ′
- le discriminant réduit, égal au quart de Δ : (b/2)² − ac
- i
- l’unité imaginaire, telle que i² = −1
Comment fonctionne le calcul
Dans une équation du second degré ax² + bx + c = 0, avec a non nul, le discriminant (noté Δ, « delta ») est Δ = b² − 4ac : le carré du coefficient de x moins quatre fois le produit des deux autres coefficients. Son signe donne le nombre de solutions réelles : si Δ > 0, il y a deux solutions réelles distinctes ; si Δ = 0, une solution double ; si Δ < 0, aucune solution réelle. Pour x² − 5x + 6 = 0, on a a = 1, b = −5 et c = 6, donc b² = 25, 4ac = 24 et Δ = 25 − 24 = 1.
Le discriminant intervient dans les solutions : x = (−b ± √Δ) / (2a) quand Δ > 0. Pour x² − 5x + 6 = 0, elles valent (5 ± 1) / 2, soit 2 et 3. Si Δ = 0, la racine carrée de Δ est nulle et il n’y a qu’une solution, x₀ = −b / (2a). Si Δ < 0, aucun nombre réel n’a pour carré Δ, donc il n’y a pas de solution réelle : la parabole d’équation y = ax² + bx + c ne coupe pas l’axe des abscisses, alors qu’elle le coupe en deux points si Δ > 0 et le touche en son sommet si Δ = 0. Il reste cependant deux solutions complexes conjuguées, (−b ± i√(−Δ)) / (2a), où i est le nombre complexe tel que i² = −1 : pour x² + x + 1 = 0, de discriminant −3, ce sont (−1 ± i√3) / 2, soit environ −0,5 ± 0,866025 i. Le tableau du calculateur ne liste que les solutions réelles : il reste vide quand Δ < 0.
Quand b est pair, on peut utiliser le discriminant réduit : en écrivant b = 2b′, Δ′ = b′² − ac = Δ/4 et les solutions sont x = (−b′ ± √Δ′) / a. Pour x² − 6x + 8 = 0, b′ = −3, Δ′ = 9 − 8 = 1 et x = 3 ± 1, soit 2 et 4. Δ′ a le même signe que Δ, donc la même règle sur le nombre de solutions s’applique. Le calculateur calcule toujours le discriminant complet et affiche Δ/4 à côté, à titre de contrôle. Le discriminant sert aussi à factoriser le trinôme : si Δ > 0, ax² + bx + c = a(x − x₁)(x − x₂) ; si Δ = 0, ax² + bx + c = a(x − x₀)² ; si Δ < 0, il n’existe pas de factorisation à coefficients réels.
Le calculateur traite les équations du second degré à une inconnue et à coefficients réels. Si a vaut zéro, l’équation est du premier degré, bx + c = 0, et la formule du discriminant ne s’applique pas. Un discriminant qui, à cause de l’arrondi des décimales, est presque nul alors qu’il le serait avec des nombres exacts est traité comme nul : une solution double n’est ainsi pas confondue avec deux solutions voisines. Pour extraire une racine carrée à la main ou la vérifier, voyez le calcul de racine carrée.
À propos de la formule
La formule vient de la mise sous forme canonique. On multiplie ax² + bx + c = 0 par 4a, puis l’on ajoute b² − 4ac aux deux membres : (2ax + b)² = b² − 4ac. Un carré n’est jamais négatif : si b² − 4ac, c’est-à-dire le discriminant, est négatif, il n’existe aucun x réel ; s’il est positif, 2ax + b = ±√Δ et l’on en tire x.
Les deux solutions réelles sont calculées de façon à ne pas perdre de chiffres lorsque l’une d’elles est très petite, par exemple pour x² − 1 000 000x + 1 = 0 (on utilise le fait que leur produit vaut c / a), et elles sont listées par ordre croissant, même quand a est négatif. Le résultat est en double précision et affiché avec six décimales au plus.
Exemple de calcul
Quel est le discriminant de l’équation x² − 5x + 6 = 0 ?
- Coefficients : a = 1, b = -5, c = 6.
- Discriminant : b² − 4ac = (-5)² − 4 × 1 × 6 = 25 − 24 = 1.
- Le discriminant est strictement positif : il y a deux solutions réelles distinctes, x = (5 ± √1) / 2, soit 2 et 3.
Le discriminant vaut Δ = 1, strictement positif : l’équation a deux solutions réelles distinctes, x₁ = 2 et x₂ = 3.
Reprendre l’exemple dans le calculateurQuestions fréquentes
Comment calculer le discriminant ?
Avec Δ = b² − 4ac : élevez b au carré (entre parenthèses s’il est négatif), retranchez quatre fois le produit de a et de c, puis regardez le signe du résultat. Pour x² − 5x + 6 = 0, Δ = (−5)² − 4 × 1 × 6 = 25 − 24 = 1. Dans le calculateur, il suffit de saisir a, b et c.
Quelle est la formule du discriminant ?
Δ = b² − 4ac, où a est le coefficient de x², b celui de x et c le terme constant de l’équation ax² + bx + c = 0. Le discriminant sert dans les solutions x = (−b ± √Δ) / (2a). Quand b est pair, la forme réduite utilise Δ′ = (b/2)² − ac.
À quoi sert le discriminant ?
Il indique le nombre de solutions réelles d’une équation du second degré avant même de les calculer : deux solutions distinctes, une solution double ou aucune. Il intervient sous la racine carrée dans les solutions, et son signe donne la position de la parabole y = ax² + bx + c par rapport à l’axe des abscisses.
Quelle est la solution si le discriminant est nul ?
Quand Δ = 0, l’équation a une seule solution, dite double : x₀ = −b / (2a). Par exemple, x² − 4x + 4 = 0 a pour discriminant 16 − 16 = 0 et pour solution x₀ = 4 / 2 = 2, car x² − 4x + 4 = (x − 2)². La parabole touche alors l’axe des abscisses en son sommet.
Que signifie un discriminant négatif ?
Que l’équation n’a pas de solution réelle : aucun nombre réel ne la vérifie et la parabole ne coupe pas l’axe des abscisses. Il existe en revanche deux solutions complexes conjuguées, (−b ± i√(−Δ)) / (2a). Pour x² + x + 1 = 0, Δ = 1 − 4 = −3 et les solutions complexes sont (−1 ± i√3) / 2. Le tableau du calculateur ne liste que les solutions réelles.
Quel est le signe du trinôme selon le discriminant ?
Le trinôme ax² + bx + c est du signe de a, sauf entre ses racines quand il en a deux. Si Δ < 0, il ne s’annule jamais et garde le signe de a : x² + x + 1 est toujours positif. Si Δ = 0, il est du signe de a et ne s’annule qu’en x₀. Si Δ > 0, il est du signe de a à l’extérieur des racines et du signe contraire entre x₁ et x₂ : x² − 5x + 6 est négatif entre 2 et 3, nul en 2 et en 3, positif ailleurs. C’est ce que résume le tableau de signes.
Qu’est-ce qu’un polynôme du second degré ?
C’est une expression de la forme ax² + bx + c avec a différent de zéro, aussi appelée trinôme du second degré : par exemple 2x² − 7x + 3. La fonction x ↦ ax² + bx + c a pour courbe une parabole. L’équation ax² + bx + c = 0 est l’équation du second degré associée, que le discriminant permet de résoudre.
Quelle est la formule de la factorisation ?
Pour un trinôme, la factorisation dépend du discriminant : si Δ > 0, ax² + bx + c = a(x − x₁)(x − x₂) ; si Δ = 0, ax² + bx + c = a(x − x₀)² ; si Δ < 0, il n’y a pas de factorisation dans les réels. Les identités remarquables servent aussi : a² − b² = (a − b)(a + b) et a² ± 2ab + b² = (a ± b)².
Quelles sont les 4 étapes pour mettre en équation un problème ?
On choisit l’inconnue, on traduit l’énoncé par une équation, on résout l’équation, puis on vérifie la solution et on répond à la question posée. Exemple : un champ rectangulaire de 30 m de périmètre et de 56 m² d’aire a pour côtés x et 15 − x, avec x(15 − x) = 56, soit x² − 15x + 56 = 0. Δ = 225 − 224 = 1 donne x = 7 ou x = 8 : les côtés mesurent 7 m et 8 m.
Comment résoudre une équation du second degré avec le discriminant ?
On calcule Δ puis, s’il n’est pas négatif, on applique x = (−b ± √Δ) / (2a). Pour 3x² + 12x − 15 = 0, Δ = 144 + 180 = 324, √Δ = 18 et x = (−12 ± 18) / 6, soit 1 et −5. Pour 2x² − 7x + 3 = 0, Δ = 49 − 24 = 25 et x = (7 ± 5) / 4, soit 3 et 1/2.
Quand utiliser le discriminant réduit ?
Quand b est un nombre pair, b = 2b′. On calcule alors Δ′ = b′² − ac, avec des nombres plus petits, et les solutions sont x = (−b′ ± √Δ′) / a. Pour x² − 6x + 8 = 0, b′ = −3, Δ′ = 9 − 8 = 1 et x = 3 ± 1, soit 2 et 4. Δ′ a le même signe que Δ, car Δ = 4Δ′. Le calculateur affiche toujours Δ/4.
Que se passe-t-il si a est égal à zéro ?
Si a = 0, l’équation n’est plus du second degré mais du premier : bx + c = 0, de solution x = −c / b quand b est différent de zéro. La formule du discriminant ne s’applique pas, et le calculateur demande une valeur de a différente de zéro.
Pourquoi l’appelle-t-on « discriminant » ?
Parce qu’il discrimine, c’est-à-dire distingue, les cas : son signe indique si l’équation a deux solutions réelles distinctes, une solution double ou aucune solution réelle. Il est aussi nommé réalisant, et c’est son annulation qui fait coïncider les deux solutions.
Comment calculer le discriminant à la calculatrice ?
Saisissez b entre parenthèses puis élevez-le au carré, et soustrayez 4 × a × c. Les parenthèses comptent : sans elles, −5² est lu −(5²) = −25 par la plupart des calculatrices. Pour a = 1, b = −5 et c = 6, tapez (−5)² − 4 × 1 × 6, ce qui donne 1. Le calculateur ci-dessus fait la même opération et en montre le détail.
Comment utiliser le calculateur ?
Mettez l’équation sous la forme ax² + bx + c = 0 et saisissez les trois coefficients avec leur signe, 0 si un terme manque. Lisez le discriminant, le nombre de solutions réelles, les solutions dans le tableau (vide si Δ est négatif) et le détail du calcul sous le résultat. Le bouton « Reprendre l’exemple dans le calculateur » charge l’équation x² − 5x + 6 = 0.
- Équation du second degré : discriminant, solutions selon son signe, discriminant réduit, factorisation du trinôme (Wikipédia)
- Zeros of Polynomials (§ 1.11 : formule des solutions de az² + bz + c = 0 et discriminant) (NIST Digital Library of Mathematical Functions)