Calcul des congés payés : jours acquis et indemnité

Dates et heures

Choisissez ce que vous cherchez : le nombre de jours de congés payés acquis, l’indemnité d’un congé pris ou à solder, ou l’indemnité de fin de CDD. Les règles sont celles de Service-Public pour un salarié du secteur privé.

Que voulez-vous calculer ?

Sur la période de référence, chez le même employeur (12 au maximum) : du 1er juin au 31 mai à défaut d’accord collectif fixant d’autres dates. Certaines absences comptent comme du travail effectif.

Chaque mois d’arrêt ouvre droit à 2 jours ouvrables au lieu de 2,5, soit 24 jours par an au maximum. Laissez 0 s’il n’y en a pas.

Décimales avec une virgule, par ex. 12,5. Le résultat s’affiche pendant la saisie.Décimales avec une virgule, par ex. 12,5

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Résultat : Jours ouvrables acquis

13jours

Avec 5 mois de travail effectif et 0 mois d’arrêt pour maladie non professionnelle, vous acquérez 12,5 jours de congé (en jours ouvrables), soit 13 jours après arrondi à l’entier supérieur.

  • Calcul avant arrondi: 12,5 jours

Détail du calcul

2,5 × 5 + 2 × 0 = 12,5 → 13 jours

  1. Travail effectif : 2,5 jours ouvrables × 5 mois = 12,5 jours.
  2. Arrêt pour maladie non professionnelle : 2 jours ouvrables × 0 mois = 0 jour.
  3. Total avant arrondi : 12,5 + 0 = 12,5 jours. Un nombre de jours non entier est porté à l’entier supérieur : 13 jours.

Formule

Jours acquis = arrondi supérieur de (2,5 × mois travaillés + 2 × mois d’arrêt maladie)
mois travaillés
mois de travail effectif de la période de référence, à 2,5 jours ouvrables chacun
mois d’arrêt maladie
mois d’arrêt pour maladie non professionnelle, à 2 jours ouvrables chacun
jours acquis
jours de congé acquis sur la période de référence : 30 en jours ouvrables ou 25 en jours ouvrés pour une période complète, moins pour une période incomplète
jours du mois
jours normalement travaillés dans le mois du congé, dans le même décompte que les jours de congé
prime de précarité
indemnité de fin de contrat d’un CDD, comprise dans la base du calcul

Comment fonctionne le calcul

Chaque mois de travail effectif chez le même employeur ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés, à temps plein comme à temps partiel : 30 jours ouvrables, soit 5 semaines, pour une année complète. La période de référence va du 1er juin au 31 mai à défaut d’accord (du 1er avril au 31 mars dans les entreprises affiliées à une caisse de congés payés, comme le BTP) ; un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche peut fixer d’autres dates, par exemple l’année civile (articles L. 3141-10 et R. 3141-4 du Code du travail). Un nombre de jours qui n’est pas entier est porté à l’entier supérieur : 5 mois donnent 2,5 × 5 = 12,5, soit 13 jours. Pendant un arrêt pour maladie non professionnelle, chaque mois ouvre droit à 2 jours ouvrables, soit 24 jours par an au maximum.

Pendant ses congés, le salarié ne reçoit pas de salaire mais une indemnité de congés payés, égale au montant le plus avantageux entre deux règles. La règle du dixième retient un dixième de la rémunération brute totale de la période de référence : ce dixième rémunère l’ensemble des jours de congé acquis sur la période, donc un jour pris en vaut le dixième divisé par les jours acquis. Une période complète compte 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés ; une période incomplète, par exemple après une embauche ou avant un départ en cours d’année, en compte moins, et c’est ce nombre qui divise le dixième (article L. 3141-24 du Code du travail : indemnité proportionnelle à la durée du congé effectivement dû). Le maintien de salaire retient la rémunération que vous auriez perçue en travaillant. Avec 24 000 € bruts, 25 jours ouvrés acquis et 2 semaines de congé, le dixième donne 960,00 € et le maintien 952,38 € : 960,00 € sont versés, comme dans l’exemple de Service-Public.

L’indemnité compensatrice de congés payés, versée à la fin du contrat pour les jours acquis et non pris, suit les mêmes règles pour un CDI : à la rupture, la période de référence en cours est en général incomplète, donc saisissez dans le mode « Indemnité de congés » les jours non pris, les jours acquis depuis le début de cette période et la rémunération brute perçue sur cette période. Pour un CDD, elle est égale au dixième de la rémunération brute totale du contrat, prime de précarité comprise. Les montants sont bruts et indicatifs : les jours supplémentaires (enfants à charge, fractionnement), la convention collective et les régimes particuliers ne sont pas pris en compte. Le salaire reconstitué pendant un congé de maternité ou de paternité entre dans la base de l’indemnité ; pour les dates d’un congé de maternité, voyez le calcul du congé de maternité. Pour compter les jours posés, utilisez le nombre de jours entre deux dates.

À propos de la formule

Le calcul des jours est exact avant l’arrondi : 4,5 mois donnent 11,25 jours, portés à 12. Le total ne peut pas dépasser 12 mois de période de référence, donc 30 jours ouvrables au plus. Les 30 jours ouvrables d’une année complète équivalent à 25 jours ouvrés ; un employeur qui compte en jours ouvrés doit garantir des droits au moins égaux.

Pour l’indemnité, les deux montants sont calculés sans arrondi intermédiaire et le plus élevé est retenu ; ils sont affichés au centime et comptés comme identiques s’ils sont égaux au centime. Le dixième de la rémunération rémunère l’ensemble des jours acquis sur la période de référence : prendre tous ces jours donne le dixième entier. Pour une année complète, 2 semaines de congé, soit 12 jours ouvrables sur 30 ou 10 jours ouvrés sur 25, représentent 40 % du dixième dans les deux décomptes. Sur une période incomplète, le dixième se partage entre moins de jours : le diviser par 30 ou par 25 au lieu des jours réellement acquis sous-estimerait l’indemnité. Comptez les jours de congé, les jours acquis et les jours du mois dans le même décompte, ouvrés ou ouvrables.

Exemple de calcul

Quelle indemnité pour 2 semaines de congé, avec 24 000 € bruts sur la période de référence et 2 000 € par mois ?

  1. Ce sont les chiffres de l’exemple de Service-Public : 2 semaines de congé représentent 10 jours ouvrés, sur 25 jours ouvrés acquis pour une période complète, dans un mois de 21 jours ouvrés.
  2. Règle du 1/10e : 24 000,00 € / 10 × 10 / 25 = 960,00 €. Maintien de salaire : 2 000,00 € × 10 / 21 = 952,38 €.
  3. Le montant le plus favorable est versé : 960,00 € brut.

Pour 10 jours de congé sur 25 jours acquis, la règle du 1/10e donne 960,00 € et le maintien de salaire 952,38 € : l’indemnité de congés payés retenue est de 960,00 € brut.

Reprendre l’exemple dans le calculateur

Questions fréquentes

Comment calculer le montant des congés payés ?

Comparez deux règles et retenez la plus avantageuse. Règle du 1/10e : un dixième de la rémunération brute totale de la période de référence, proportionné aux jours pris sur les jours acquis (30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés pour une année complète, moins pour une période incomplète). Maintien de salaire : la rémunération que vous auriez perçue en travaillant. Avec 24 000 € bruts et 2 semaines de congé, on obtient 960,00 € et 952,38 € : 960,00 € sont versés.

Comment calculer son congé payé ?

Multipliez les mois de travail effectif de la période de référence par 2,5 jours ouvrables, puis arrondissez à l’entier supérieur : 5 mois donnent 2,5 × 5 = 12,5, soit 13 jours. Une année complète de 12 mois ouvre droit à 30 jours ouvrables, soit 5 semaines. Certaines absences comptent comme du travail effectif ; l’arrêt pour maladie non professionnelle ouvre 2 jours par mois.

Comment sont calculés les congés payés des employés ?

Un salarié du secteur privé acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur, quel que soit son contrat (CDI, CDD, intérim) et qu’il travaille à temps plein ou à temps partiel. Pendant son congé, il perçoit une indemnité calculée par comparaison entre le dixième de la rémunération brute et le maintien de salaire.

Comment calculer les congés payés pour le solde de tout compte ?

À la fin du contrat, l’employeur verse une indemnité compensatrice pour les jours acquis et non pris, qui doit figurer sur le reçu pour solde de tout compte. Pour un CDI, elle se calcule comme l’indemnité de congés payés (dixième ou maintien de salaire, le plus avantageux). La période de référence en cours n’est en général pas terminée à la rupture : dans le mode « Indemnité de congés », saisissez les jours non pris, les jours acquis depuis le début de la période et la rémunération brute perçue sur cette période. Pour un CDD, elle vaut un dixième de la rémunération brute totale du contrat.

Comment calculer l’indemnité de congés payés sur une année incomplète ?

On divise le dixième de la rémunération par les jours réellement acquis, et non par 30 ou 25. Exemple : 9 mois de travail donnent 2,5 × 9 = 22,5, soit 23 jours ouvrables acquis ; avec 7 800 € bruts perçus sur la période, 12 jours de congé donnent 7 800 / 10 × 12 / 23 = 406,96 €, à comparer au maintien de salaire. Si des jours restent d’une période de référence antérieure, faites un calcul par période.

Comment calculer le nombre de jours de congés accumulé en temps partiel ?

Le temps partiel ne change pas le nombre de jours : le salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, comme à temps plein, soit 30 jours ouvrables par an. Seule l’indemnité dépend de la rémunération : avec un salaire plus faible, la règle du dixième et le maintien de salaire donnent des montants plus petits.

Qu’est-ce qu’un congé payé ?

C’est une période de repos annuelle à laquelle tout salarié a droit, quel que soit son contrat (CDI, CDD ou intérim) et même à temps partiel. Pendant ce congé, l’employeur ne verse pas le salaire mais une indemnité de congés payés, calculée selon la règle du dixième ou celle du maintien de salaire.

Comment fonctionne l’indemnité de congés payés ?

Elle est égale au montant le plus avantageux entre le dixième de la rémunération brute totale de la période de référence et le maintien de salaire. Elle est versée à la date habituelle de paie, et les dates de congé comme le montant figurent sur le bulletin de paie. Salaire de base, majorations, certaines primes (ancienneté, assiduité) et commissions entrent dans la base ; les frais professionnels, la participation et l’intéressement n’y entrent pas.

Comment calculer le nombre de jours de congés accumulé ?

Comptez les mois de travail effectif de la période de référence applicable dans l’entreprise, et multipliez-les par 2,5 jours ouvrables. À défaut d’accord collectif fixant d’autres dates, cette période va du 1er juin au 31 mai (du 1er avril au 31 mars avec une caisse de congés payés). Si votre employeur compte en jours ouvrés, les 30 jours ouvrables d’une année complète correspondent à 25 jours ouvrés, et sa méthode doit garantir des droits au moins égaux.

Quand peut-on prendre ses congés payés ?

La période de prise comprend toujours le 1er mai au 31 octobre. Elle est fixée par la convention collective ou l’accord d’entreprise, ou à défaut par l’employeur après avis du CSE, et portée à la connaissance des salariés au moins 2 mois avant son ouverture. On peut prendre ses congés dès l’embauche, mais pas plus de 24 jours ouvrables consécutifs (4 semaines). Une dérogation individuelle n’est possible que pour un salarié qui justifie de contraintes géographiques particulières ou de la présence dans son foyer d’un enfant ou d’un adulte handicapé ou d’une personne âgée en perte d’autonomie (article L. 3141-17 du Code du travail).

Comment obtenir des jours de congés supplémentaires ?

Un salarié d’au moins 21 ans au 30 avril de l’année précédente peut avoir 2 jours de plus par enfant à charge, dans la limite de 30 jours ouvrables ; avant 21 ans, ces 2 jours ne valent qu’un jour si le congé acquis ne dépasse pas 6 jours. Le fractionnement du congé principal donne 1 ou 2 jours de plus selon les jours pris hors de la période légale, et une convention collective peut ajouter des jours. Ce calculateur ne les compte pas.

Qu’est-ce qu’une indemnité compensatrice de congés payés ?

C’est la somme versée par l’employeur, à la rupture ou à la fin du contrat, pour les jours de congés payés acquis et non pris. Elle est due quelle que soit l’origine de la rupture (licenciement, démission, rupture conventionnelle, départ en retraite, fin de période d’essai) et à la fin d’un CDD. Elle est soumise à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales.

Quelle est la différence entre jours ouvrables et jours ouvrés ?

Les jours ouvrables sont tous les jours de la semaine sauf le jour de repos hebdomadaire, en général le dimanche, et les jours fériés habituellement chômés dans l’entreprise : en général 6 par semaine, d’où 30 jours pour 5 semaines. Les jours ouvrés sont les jours effectivement travaillés, 5 par semaine : 5 semaines font 25 jours ouvrés. Le congé d’une année complète est le même dans les deux décomptes.

Dernière mise à jour : Responsable éditorial: Jared Alan
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